Un jour je me suis perdu en forêt, je vous raconte

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Je ne suis pas une passionnée de découverte de la nature sauvage surtout les sorties dans les bois. Ce type d’aventure me fait peur. Je me souviens de ce qui m’est arrivé quand j’étais petite. Dans l’école, notre classe a projeté alors une sortie de SVT et il n’est pas question de s’absenter. Il s’agit d’une journée d e découverte dans une grande forêt à la campagne avec des animaux et beaucoup d’arbres. Nous avions tous un tee-shirt de même couleur pour se repérer. La maîtresse veut nous présenter des arbres datant de centaines d’années et certaines espèces végétales. La visite commençait bien, on rigolait. Les animaux en liberté n’étaient pas méchants, ils fuyaient à l’approche de notre groupe.

Quand la gourmandise m’a fait perdre le chemin

La forêt était très dense, et les arbres ne sont pas tous identiques. Un guide nous accompagnait et nous a montré un grand chêne. Celui-là a un tronc massif, énorme presque effrayant. Ses branches s’élèvent très haut dans les cieux. Et l’arbre a beaucoup de feuilles. Le guide disait qu’il date de 300 ans. La maîtresse posait des questions qui ne m’intéressaient nullement car mon attention est retenue par des petites fraises qui poussent à côté. Des fraises sauvages bien rouges que j’aime beaucoup. A la maison, maman en décorait ses gâteaux et ses glaces mais y en a que très peu, alors que dans la forêt il en pousse beaucoup. Profitant de l’inattention des autres, nous étions une dizaine, je faufilais pour manger les délicieux fruits. Ils avaient un goût plus sucré que ce que je mangeais à la maison. J’ai regardé et il y en avait beaucoup. C’était d’ailleurs l’heure du goûter et je m’asseyais donc sur le sol herbeux et je n’avais même pas remarqué que le groupe s’éloignait. Quand il ne restait plus de fraises et que mon petit estomac était bien rempli, il y en avait peut-être une cinquantaine, j’ai voulu chercher les autres mais ils étaient tous partis. Je commençais à avoir peur. Les autres n’ont pas remarqué que je m’étais absentée pendant ces minutes. Et ils s’en allaient sans moi. Je tournais à gauche et à droite pendant une trentaine de minutes, puis je revenais sur mes pas autour du grand arbre, mais je ne les retrouvais plus. Je m’asseyais de nouveau sur le sol et je commençais à pleurer. J’eus l’impression que les élèves, les accompagnateurs, le guide m’ont laissé seule dans cet endroit sombre. Il y est sombre car le soleil ne transperçait pas les arbres avec les feuillages massifs du chêne.

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Comment est arrivé le secours ?

Je m’étais endormie à force de pleurer et de crier au secours lorsque quelqu’un m’a réveillé. C’était la maîtresse qui était le premier à remarquer mon absence. Ils revenaient alors sur leur chemin et heureusement le guide se souvient du grand arbre. C’est le repère sinon je serais perdue, mangée peut-être par les loups ou d’autres animaux méchants dans cette forêt. Après cette mésaventure de mon enfance, je n’osais plus m’aventurer dans les forêts.