L’écologie : un coup marketing ?

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L’écologie est devenue un terme très populaire ces dernières années. A en croire les médias, ce sont même les pays les plus responsables de la pollution à l’échelle mondiale qui s’engagent dans des campagnes publicitaires prônant le concept « vert » et la protection de l’environnement. Mais au-delà de la volonté d’améliorer le bien-être du monde se cache finalement un excellent argument de vente, la plupart du temps, mensonger.

L’engagement écologique des « people » : entre mascarade et stratégie de communication

Ces dernières années, un très grand nombre de célébrités s’engagent aux côtés de différentes entités « vertes » pour affirmer leur volonté de s’investir dans les grandes causes environnementales. On a ainsi vu Julia Roberts militer pour les biocarburants, le couple Brangelina s’offrir une île au large de Dubaï pour en faire un paradis écologique, ou encore Leonardo Di Caprio produire un documentaire relatant le réchauffement climatique. Bref, tout un engagement visant davantage à épater le grand public qu’à participer réellement à l’opération « sauvons la Terre ». Un engagement en outre fortement critiqué par la grande majorité des militants écologistes qui y voient tout simplement un coup marketing bien pensé.

Les publicités mensongères

De nombreuses entreprises versent actuellement dans la production d’articles « écologiques » et « bios » dans le but de réduire les effets néfastes de certains composants chimiques sur l’environnement. Conscients de leur rôle dans ce processus, les distributeurs développent une nouvelle politique publicitaire « verte » où tous les produits apparaissent désormais comme possédants des propriétés écologiques. Nous voici donc retombé dans le « greenwashing », un terme américain célèbre dans les années 80 et qui définit toute stratégie de communication publicitaire visant à louer les prouesses environnementales d’un produit. Une publicité pourtant mensongère pour la plupart et dont le but est davantage d’embellir l’image du fournisseur.

A l’exemple de l’enseigne McDonald’s qui décide d’adopter le logo vert sur ses emballages sans pourtant réussir à trop convaincre les consommateurs. Sans parler de ces constructeurs automobiles qui ne cessent de prôner l’avènement futur d’un véhicule non polluant sur les routes. Alors que nul n’est sans savoir qu’il est quasi impossible pour une voiture de devenir plus verte qu’elle ne l’a jamais été, quand elle fait partie des champions en termes d’émission de gaz à effet de serre ou encore en consommation d’énergies fossiles. Il y a également ces professionnels de l’énergie qui se tuent à nous convaincre leur volonté d’orienter leur recherche vers une source d’énergie inépuisable autres que le pétrole. Et enfin, le secteur de la grande distribution qui s’évertue à convaincre les consommateurs avec des étiquettes et des labels écolos qu’ils apposent sur n’importe quel produit. Une procédure qui connaît un réel succès puisque 60% des consommateurs ne choisissent désormais plus que des produits labellisés « écolo » dans tous les rayons. Mais ces derniers font-ils « tous » l’objet d’un contrôle précis avant même d’être présentés comme des produits « recyclables » ou « biodégradables » ? Le doute s’installe.

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